Hier, les indices actions ont terminé la séance en hausse pour la plupart : le S&P 500 a progressé de 1,05 %, le Nasdaq 100 a gagné 1,64 % et le Dow Jones a avancé de 0,69 %. Cependant, les contrats à terme sur les principaux indices évoluent désormais en baisse, les marchés ayant été ébranlés par l’absence de progrès dans les discussions entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a accru l’incertitude géopolitique.
Dans ce contexte, la poursuite de la fermeture du détroit d’Ormuz et les informations faisant état de la saisie de plusieurs navires commerciaux en route ont soutenu les prix du pétrole brut et pesé sur le sentiment des investisseurs. L’indice MSCI Asie-Pacifique a reculé de 0,6 % : les valeurs en baisse ont dépassé les hausses dans un rapport d’environ trois pour une, et la hausse des prix du pétrole a entraîné une révision à la baisse des anticipations de croissance. Suivez ce lien pour plus de détails.

Le marché semble avoir « déjà tout intégré » : si le S&P 500 et le Nasdaq Composite inscrivent de nouveaux sommets, c’est bien que les investisseurs anticipent manifestement une issue favorable. En dépit de l’échec des discussions entre les États‑Unis et l’Iran, de la fermeture du détroit d’Ormuz et de la flambée des prix du pétrole, les investisseurs achètent les replis. Le feuilleton moyen‑oriental est loin d’être terminé, mais les acteurs de marché semblent considérer que le pire est passé : le cessez‑le‑feu est prolongé et Trump affirme ne pas prévoir de reprendre les bombardements.
Concernant le pétrole et les risques de récession, ces menaces se sont atténuées : les déficits d’offre ne sont pas strictement proportionnels, tandis que la hausse des prix, les ponctions dans les réserves stratégiques, les voies logistiques alternatives et le réacheminement des cargaisons de pétroliers amortissent le choc. Dans ce contexte, l’attention se détourne de nouveau vers les résultats des entreprises et la technologie. Après une accalmie, l’intérêt pour l’IA est revenu, et parmi les sociétés du S&P 500 qui ont déjà publié leurs résultats du premier trimestre, environ 80 % ont dépassé les prévisions de bénéfices. Suivez ce lien pour plus de détails.

Donald Trump a changé d’angle dans le débat sur l’Iran. Selon lui, Washington ne cherchera pas à enfermer les négociations dans une "fenêtre rigide" et attendra une issue réellement avantageuse. Dans le même temps, il affirme que la pression exercée sur les ports iraniens par le biais d’un blocus naval est, à ses yeux, plus efficace que des frappes cinétiques.
Parallèlement, la situation en mer reste explosive : interceptions de pétroliers par les États‑Unis, arrestations de navires par les Gardiens de la révolution (IRGC) et promesses de "surprises" ont accru le risque de pose de mines. Le déminage du détroit pourrait prendre des mois, gelant de fait une route pétrolière clé pendant l’été 2026. Aucun progrès n’a été réalisé sur le déblocage. Le monde perd chaque jour des millions de barils de pétrole et une part significative de GNL. Par conséquent, l’optimisme initial quant aux initiatives de paix ressemble davantage à un effet médiatique. Suivez le lien pour plus de détails.
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